Billets de Mâcon

11-novembre. Dans la région, des billets de banque ont été imprimés durant la Grande Guerre. Le Mâconnais avait sa monnaie

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le 11/11/2011 à 05:00 par Johan Bozon Vu 157 fois

Trésorier du Club numismatique de Mâcon et sa région, Gilles Marchand s’est passionné pour ces billets de la Chambre de commerce mâconnaise.  Photo J. B.Trésorier du Club numismatique de Mâcon et sa région, Gilles Marchand s’est passionné pour ces billets de la Chambre de commerce mâconnaise. Photo J. B.

Parce que les pièces de l’époque étaient faîtes de métaux précieux nécessaires à l’effort de guerre, leur pénurie nécessita d’imprimer et d’utiliser des billets spécifiques à la région.

Il les conserve méticuleusement. Comme autant de pans de l’histoire locale, de la grande Histoire même. Eux, ce sont des billets émis par les chambres de commerce de Mâcon et de Bourg-en-Bresse à partir de 1915 qui ont circulé jusqu’en 1926 dans leurs arrondissements respectifs ainsi que dans le Charollais. Gilles Marchand, trésorier et administrateur du site internet du club numismatique de Mâcon, a choisi de s’y intéresser, en puissant dans les archives municipales et départementales ainsi que dans celles de la CCI.

L’activité économique freinée

Retour en 1914. Lorsque la Première Guerre mondiale démarre, c’est le Franc germinal qui circule dans le pays, une monnaie métallique, pas encore fiduciaire comme l’est notre Euro. C’est-à-dire que le montant des pièces en circulation correspond à leur poids de métal dans lequel elles sont frappées : de 1 à 10 centimes, les pièces sont en bronze, de 20 centimes à 5 francs en argent, de 5 à 100 francs en or.

Dès le début du conflit, cette monnaie fait l’objet d’une thésaurisation, elle est conservée sans être réinvestie dans l’économie. L’or est par exemple rapatrié par le gouvernement pour l’achat d’armement, l’argent se raréfie également tout comme le bronze, alliage d’étain et de cuivre, ce dernier étant utilisé dans la fabrication des bombes.

Dans la région, la pénurie de monnaie se fait ainsi sentir à partir de 1915. Le manque de pièce de 5 centimes à deux francs rend de plus en plus difficile le processus de paie des ouvriers et bien évidement tous les achats du quotidien.

Après une réunion à la Chambre de commerce mâconnaise à la mi-juillet 1915, rassemblant commerçants, industriels ou banquiers, décision est prise d’émettre une monnaie locale, décision validée par le ministère des Finances fin août de la même année pour une mise en circulation le 8 octobre.

Cette première série de coupure de 50 centimes et 1 franc, tout comme les cinq suivantes, seront imprimées en cité lamartinienne par l’imprimerie Perroux. « Elles eurent pour effet de maintenir une certaine activité économique locale », explique Gilles Marchand. Et le besoin semblait grand, les 500 000 premières coupures furent écoulées en moins d’un mois.

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